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UNE PHOTO VAUT MILLE « MAUX » !!!

10 août 2005 | Vol.1 No. 20

Que vous oeuvriez en matière de construction neuve ou en rénovation domiciliaire voici un moyen de protection que nous vous suggérons fortement d’utiliser pour vous prémunir contre d'éventuelles réclamations qui seraient mal fondées voire même abusives.

Depuis quelques années nous retrouvons sur le marché des appareils photographiques numériques. Le prix de ces appareils s'est non seulement démocratisé mais la plupart d'entre nous se sont offert ou ont reçu en cadeau de telles caméras au cours des derniers mois.

Bien sûr, nous pouvons utiliser cette intéressante technologie pour prendre la photo du dernier né ou tirer le portrait du beau-frère en visite mais il peut également devenir très rentable d’utiliser un tel appareil dans le cadre de votre travail.Reportage photographique Lorsque vous livrez le produit de votre travail il pourrait être judicieux, de prendre plusieurs photos et idéalement en présence de votre client au moment de la réception des travaux. De même, avant d'entreprendre des travaux de rénovation vous auriez avantage à effectuer un reportage photographique de l'ensemble de la propriété et particulièrement si les travaux que vous devez effectuer peuvent être de nature à causer certains dommages structurels au bâtiment. Le gros avantage d’utiliser une caméra numérique consiste bien sûr en ce que vous n'aurez pas à faire développer les photos et vous pourrez tout simplement les conserver dans un fichier que vous transférerez éventuellement sur un disque. En identifiant simplement les « jobs » sur le disque, vous pourrez vous féliciter quelques mois ou quelques années plus tard d'avoir pris ces clichés avant et après réalisation des travaux et ainsi aider d'une façon plus qu'appréciable votre procureur dans le cadre d'une défense à des procédures en dommages qui seront dirigées contre vous. Je me rappelle en terminant, de cet entrepreneur spécialisé en restauration après sinistre qui avait eu la bonne idée de photographier l'ensemble des pièces de la maison de l'assuré avant de procéder aux travaux autorisés par l'assureur. L'assuré avait prétendu s'être fait dérober par les employés de l'entrepreneur un ensemble de vaisselle antique qui se trouvait supposément dans un buffet situé dans la salle à manger. Quelle ne fut pas la joie de l'entrepreneur de m’exhiber les différents clichés qu’il avait pris de la résidence de l'assuré en attirant mon attention sur le buffet qui apparaissait dans l'une de ces photos. Dans ce buffet, il n'y avait que quelques bibelots sans valeur et nous pouvions clairement voir qu'il n'y avait aucun ensemble de vaisselle antique. Non seulement la réclamation de l'assuré dirigée contre mon client avait été rejetée mais l'assuré ayant perdu une grande dose de crédibilité auprès de la Cour avait également vu sa réclamation en dommages pour malfaçons prendre la même voie que celle concernant la vaisselle.