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LA LOI DU CADENAS

07 septembre 2005 | Vol.1 No.24
par: L'équipe

Tenez-vous le pour dit, le paiement par carte de crédit n’est pas plus risqué sur les sites Internet qu’il ne l’est en personne dans un magasin ou par téléphone.

Confiance

Tout réside dans le sentiment de confiance. Tout comme dans le cas des commerçants que l’on pourrait qualifier de « physiques », la confiance dans le monde « virtuel » s’obtient en posant les questions suivantes :

1-Comment peut-on retracer cette compagnie ? (1-800----)

2-Qui est propriétaire du site ?

3-Est-ce une compagnie bien connue ? (Ebay, Amazon, Yahoo et autres)

Bien qu’elles ne soient pas déterminantes, ces questions peuvent vous aider à vous faire une idée à propos de la crédibilité et du sérieux de ceux avec qui vous avez l’intention de transiger. Vous devez aussi prendre tous les renseignements qui s’imposent normalement lorsqu’on procède à un achat important et, entre autres, ceux concernant le service après vente, les politiques d’échange ou de remboursement?

Fraudes

Bien entendu, sur Internet, il y a aussi le risque de fraude. Pour se prémunir contre cette possibilité, les sites qui méritent votre confiance utilisent des systèmes d’encryptage qui rendent l’échange d’informations inaccessible aux pirates. Bien que le niveau de sécurité puisse varier d’un site à l’autre, assurez-vous toujours de la présence d’un icône sous la forme d’un cadenas fermé dans le bas de votre fureteur avant d’inscrire votre numéro de carte de crédit.

Finalement, vous n’avez qu’à faire les vérifications auprès de votre compagnie de carte de crédit pour connaître la procédure à suivre en cas de transactions effectuées sans votre consentement. Certaines compagnies ne vous tiendront pas responsable pour ces transactions, mais d’autres pourraient vous demander une franchise de 50 $

En sachant que bien des économies peuvent être réalisées en procédant à vos achats par Internet, vous n’aurez plus à vous inquiéter….n’est ce pas ?

Un peu d’humour avec la Cour

Connais-tu l’histoire du gars ou de la fille….. ? (tome 1)Dans les semaines et mois à venir, je vous propose de vous faire part de dossiers juridiques qui sont soit surprenants, soit tout simplement des légendes urbaines.

La première de ces histoires est bien connue et ne pouvait pas être passée sous silence, car elle est tout à fait incroyable mais vraie :

Si je vous dis Stella Liebeck ? et si j’ajoute Liebeck c. MacDonald’s ?

Cette dame est celle qui s’était renversé du café de chez « McDo » en conduisant et qui avait poursuivi le clown du « fast-food », parce qu’il n’y avait pas d’indications sur le contenant indiquant que son contenu était chaud.

Ce que je tenais à ajouter à cette affaire est que bien que le jury de première instance ait accordé une somme totale de 2.9 millions, le juge a réduit le montant à 640 000$. Toutefois, ce montant n’est pas ce que MacDonald’s a versé à cette dame, car Madame Liebeck a accepté un montant moindre (qui demeure à ce jour confidentiel) pour ne pas devoir aller devant la Cour d’Appel. On peut la comprendre quand on sait qu’elle avait 79 ans lorsque l’incident s’est produit.

Notre sens de la déduction nous amène cependant à conclure qu’elle a dû ainsi recueillir un montant équivalant à un bon régime de retraite.

N.B. Macdonald’s a présenté une preuve à l’effet que seulement 700 autres dossiers de personnes qui auraient étés brûlées par un café provenant de leurs restaurants. Ce qui signifie qu’à tous les 24 millions de cafés vendus, une personne se serait brûlée. Pour les 23 999 999 autres, il semblerait que le café ne soit pas aussi dangereux.