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Le droit de manifester et le droit de travailler

19 juin 2013 | Vol. 7 No. 44

Depuis lundi, le 17 juin 2013, l’Alliance syndicale de la construction a décrété une grève générale pour tous les secteurs de la construction.

Le droit de manifester

En cette période de grève, la visite des représentants syndicaux est à prévoir dans les divers chantiers de la province. Quels sont alors les droits de ces représentants syndicaux sur vos chantiers de construction ?

Bien que cette grève ne soit pas illégale et que ces personnes aient le droit de manifester et de faire du piquetage à l’extérieur du chantier, ceux-ci n’ont aucunement le droit d’envahir la propriété d’autrui, bloquer les accès à un chantier de construction et y limiter la libre circulation des biens. D’abondant, ils n’ont aucunement le droit d’intimider les travailleurs, l’entrepreneur général et/ou les entrepreneurs spécialisés qui se trouvent sur le chantier, et encore moins de vider celui-ci.

Si vous constatez sur votre chantier que des représentants syndicaux transgressent ces règles, nous vous conseillons fortement de contacter le service de police qui dessert votre territoire ainsi que votre association patronale.

Le droit de travailler

Aucune disposition anti-scabs ne s’appliquant dans l’industrie de la construction, la décision de travailler ou non, revient à chaque salarié de la construction.

Ces derniers ont donc le droit, même en période de grève, de se présenter sur leur lieu de travail et d’y effectuer leurs heures. Cependant, l’employeur ne peut forcer un salarié à effectuer le travail prévu dans la mesure où ce dernier appuie la grève et refuse de travailler.



Pensée de la semaine :

L'intelligence est une capacité à anticiper l'incertitude.

[Ludwig Wittgenstein]